Ca y est, c'est les vacances. Bon, deux semaines sans Lou ce sera hard, mais ça fera
du bien quand-même.
J'ai enfin développé mon rouleau des manifs, je le tirerai demain. Les photos sont bien, mais on ne voit quasiment pas Lou.
Ludy m'a confié ses cochons d'inde pour une semaine, elle est partie avec ses parents, ils échangent leur maison.
J'ai essayé un nouveau truc, mais pour l'instant ce n'est pas convainquant : des fils de perles sur un fute. (Non il n'y a pas de contrepèterie). Les perles sont trop lourdes, ou le fil est trop
grand, ou il faut que je le couse aussi au milieu de la jambe, les côtés ne suffisent pas à le tenir...
Ca y est je sais danser le laridé 6 temps. Et je commence à chopper la gavotte. Pour le 8 temps, il faudra voir au prochain cours, si je peux y aller parce qu'on va peut-être se faire une sortie
avec la bande des inséparables.
J'ai trouvé (et embarqué) dans les parfums de Maman, une petite bouteille qui sent la violette. J'adore.
Quoi je fais une fixation sur ce qu'étais ma mère à mon âge ? Mais non, pas du tout ! J'ai juste repris sa couleur préférée, ses stylos, beaucoup des fringues qu'elle mettait alors et qu'elle avait
gardé dans des cartons au sous-sol...
Jusqu'à présent, j'ai jamais trop fait attention à ma mère, elle m'énervait surtout. Je peux bien la redécouvrir et m'en inspirer, non ? A mon âge, elle était belle, déjà inspirée, et elle avait
une grosse bande de potes.
Depuis mardi, il y avait une corneille qui allait et venait dans la cour du lycée. C'est à dire depuis que Lou était absent. Et que je n'ai plus revue depuis qu'il est revenu. Personnifierait-elle
son absence ?
"Viens ma jolie corneille
Sur ma main, quel perchoir ! :p
A mes lèvres vermeilles
S'oppose ton vif bec noir
Tu es ma raison d'être
Mon Lou étant absent
Tu as perdu ton maître
Je n'ai plus mon amant.
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Aujourd'hui dans la brume
J'ai vu sa silhouette
Et au clair de la lune
J'ai cru voir l'alouette !
Mais de toi nulle trace...
Aurais-tu disparu ?
Volatile fugace
Tu n'es pas revenue"